•  

     

     

    vacances

    Être libre, c’est, en vérité, être maître de soi-même

    vacances

    Être libre, c’est aussi s’émanciper de la contrainte des pensées destructrices

    vacances

    C’est prendre sa vie en main, au lieu de l’abandonner aux tendances forgées par nos habitudes et par nos fabrications mentales.

    vacances

    Ce n’est pas lâcher la barre, laisser les voiles flotter au vent et le bateau partir à la dérive, au risque de faire naufrage, mais barrer en mettant le cap vers la destination choisie

    vacances

    Et la destination choisie pour Les Chats du Maquis, c'est présentement les wouacances !

    Que ce chaud mois d'août vous permettre de barrer vers le chemin de la sérénité et de découvrir autant que faire se peut les vertus de l'oisiveté

    Les maquisards doivent prendre des forces pour fêter les 10 ans du blog au mois de septembre

     

     

     

    Enregistrer

    Partager via Gmail Pin It

    25 commentaires
  •  

     

    Les vertus de l'oisiveté - Apologie du temps libre

     

    « Mon général, est-ce que vous savez ne rien faire ? » demande André Malraux à Charles de Gaulle.

    « Demandez au chat ! Nous faisons des réussites et des promenades ensemble !

    « Il n’est facile à personne de s’imposer une discipline d’oisiveté, mais c’est indispensable. La vie n’est pas le travail : travailler sans cesse rend fou. Et vouloir le faire est mauvais signe : ceux de vos collaborateurs qui ne pouvaient se séparer du travail n’étaient aucunement les meilleurs. »

    ("Les chênes qu’on abat...", André Malraux, Gallimard, 1971)

     

    Les vertus de l'oisiveté

    -Quartz-

     

    Il s’agit au fond d’une attitude humble et joyeuse. Car le poids de l’action, s’il est constant, ressemble au rocher de Sisyphe : il condamne à la répétition, empêche d’y voir clair. Les hyperactifs, qui eux-mêmes se plaignent que leurs enfants sont inaptes à l’ennui, au silence, à la contemplation, ne savent pas à quel point de Gaulle avait raison : il est indispensable de s’imposer une discipline d’oisiveté, surtout lorsque l’on est soi-même dopé par l’inquiétude ou l’excitation qu’engendre l’action

     

    Les vertus de l'oisiveté

    -Quartz-

     


    Se trouver couché dans un bateau qu’on laisse dériver au gré de l’eau, « au bord d’une belle rivière ou d’un ruisseau murmurant sur le gravier », rend possible un « état où l’âme trouve une assiette assez solide pour s’y reposer tout entière et rassembler là tout son être sans avoir besoin de rappeler le passé ni d’enjamber sur l’avenir »

    (Jean-Jacques Rousseau - Cinquième promenade des Rêveries du promeneur solitaire)

     

    Les vertus de l'oisiveté

    -Apache-

     

     Et si l’oisiveté s’apparentait à une discipline ? Et si à l’heure numérique, où chaque instant sollicite une action ou une participation active de notre part, l’exigence vis-à-vis de nous-mêmes consistait à savoir ne rien faire ?

    Prendre un moment pour jouer avec nos chats, se promener en forêt, regarder les étoiles, et l'herbe pousser

    Faire des choses sans but, sans résultat

    Il peut paraître étonnant d’attribuer cette discipline de l’oisiveté à celui qui a témoigné d’un tel génie de l’action et de la persévérance : impossible de le taxer de paresse, inconvenant de lui prêter une certaine légèreté épicurienne. Et pourtant. Cette aptitude que De Gaulle a su préserver tout au long de sa vie et ce goût du « passe-temps » – qu’il s’agisse d’un jeu de cartes ou d’une promenade avec sa fille vulnérable et bien-aimée – sont sans doute l’une des colonnes vertébrales qui soutenaient le colosse. Car si « écrire permet d’oublier la meute », ne rien faire d’autre que de jouir d’un temps libre permet de se préserver de l’urgence et de l’aveuglement qu’elle engendre

     

    Les vertus de l'oisiveté

    -notre (vieux) Cachou-

     

    L’oisiveté s’apparente à une discrète sagesse. Elle donne aux gestes et aux pensées un rythme naturel, ni trop rapide, ni trop lent. Elle signe une disponibilité face aux événements et une aptitude à ne pas vouloir tout contrôler

    S’autoriser une promenade régulière ou une sieste revient ainsi à permettre que le monde tourne sans notre constante participation

    "Ce sentiment de l’existence enfin libérée des choses à faire, à dire, à penser, permet de renouer avec un bonheur inespéré, libre"

    Laisser reposer la pâte de nos vies afin qu’elle gagne en épaisseur, en densité, pourquoi est-ce si difficile ? Où le trouverai-je, ce temps libre et léger ? Chez lui, dans le temps lui-même. Ce sont des habitudes à prendre plus que des révélations à espérer

    Prendre l'habitude de l'oisiveté : Le mot « habitude » en français est condamné à voir peser sur lui un lourd soupçon : il renvoie à la répétition, à l’absence de liberté et à l’inévitable lassitude. Et pourtant, c’est l’habitude, temps régulier et répété, qui permet de conserver la mémoire des instants oisifs et leur bénéfice pour le corps/esprit. Car si « nous sommes ce que nous répétons sans cesse » (Aristote, Éthique à Nicomaque, livre II), il nous faut nous exercer à l’oisiveté, inscrire dans nos programmations mentales et physiques des moments réguliers où le temps ne compte pas

     

    Les vertus de l'oisiveté

    -Robin-

     

    Cette discipline n’est pas plus une paresse qu’une langueur imposée, mais une vertu au sens aristotélicien

    Car chez Aristote, la vertu résulte en partie de l’habitude, d’un temps repris et inscrit qui forme en chacun un certain nombre de dispositions acquises. Et elle se situe comme un juste équilibre entre deux extrêmes. Or, entre activisme et paresse, la vertu d’oisiveté propose un juste milieu qui renforce notre humanité. Vouloir sans cesse agir, courir, manifeste un signe de dépendance extrême et donc un dérèglement. Toute activité, si noble ou si passionnante qu’elle puisse paraître, peut devenir une drogue. De même, cette pesante fatigue qui reporte à demain, toujours demain, les efforts à faire, est le symptôme d’une difficulté à vivre. Ces deux excès fragilisent, ils abêtissent ou ils mécanisent. Ils ne produisent pas cette force de cœur, d’intelligence des situations et d’amitié propre à l’humain.

     

    Les chats ont bien compris l'apologie du temps libre !


    Tiré de Psychologies, du livre : "Pourquoi les Chinois ont-ils le temps ?" de Christine Cayol (éditions Tallandier)

     

     

    Les vertus de l'oisiveté - Apologie du temps libre

     

     

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Partager via Gmail Pin It

    23 commentaires
  •  

     

    Notre boutique Coeurs & Petites Mains

     

    Toutes les créatrices qui ont installées leurs merveilles sur A Little Market le savent déjà,

    l'aventure A Little Market est terminée. Ce groupe a été racheté par l'usine Etsy... A Little Market ferme définitivement ses portes prochainement

    Nous ne savons pas encore si nous allons ouvrir une boutique sur Etsy. Cependant il reste de ravissantes petites choses sur Coeurs & Petites Mains, alors si vous voulez vous faire plaisir ou faire plaisir il est encore temps de fouiller parmi les boîte, sets de table, sac de plage, corbeilles, serviette éponge, chaussons pour bébé, porte-clefs, trousses, collier, pochons, etc...

    Si vous êtes intéressés, faites-nous un mail sur

    leschatsdumaquis@live.fr

    les frais de port vous seront offerts.

     

    Notre boutique Coeurs & Petites Mains

    Enregistrer

    Partager via Gmail Pin It

    14 commentaires
  •  

     

    De l'importance de l'alimentation féline - le retour

     

    "Acquérir des connaissances en nutrition animale est un atout pour remplir en connaissance de cause, et avec sérénité, la gamelle de nos quatre pattes

    Il faut du temps, de la persévérance et quelques compétences scientifiques, pour trouver des sources concordantes et démêler le pertinent de l’insuffisant. . .

    Nourrir, c’est forcément effectuer un choix. La question essentielle est : répond-on aux besoins de l'animal domestiqué ?


    D’autant que les déséquilibres alimentaires sérieux se manifestent sur le long terme. . .

     

    -Li-Ling-

     

    C’est un de ces dilemmes, un peu inattendus, auxquels on se confronte quand on a arrêté la viande et/ou rejeté l’exploitation animale :

    Comment nourrir son chien, son chat, son furet, sans renoncer à l’éthique ?

    D’avis péremptoires en doutes prudents, l’heure de la gamelle cristallise des arguments parfaitement contradictoires

    Pas question de trancher, pas même de prétendre à l’exhaustivité sur la vaste question des animaux de compagnie

    Juste d’esquisser quelques pistes et ressources pour considérer la question sous plusieurs angles" :

    C'est justement ce que propose dans le dernier article "d'Alternatives végétariennes" de ce printemps, Karine FREUND-VERNETTE

     

     

     Chiens et chats ne sont guère gastronomes, la nouveauté a même plutôt tendance à les rendre méfiants

    De plus, leur système digestif s’accoutume à une nourriture identique au fil du temps : un changement graduel facilite l’adaptation de la flore intestinale

     

     

    L’une des motivations du végétarisme, et à plus forte raison, du véganisme, est le refus de l’exploitation animale. Il est alors contradictoire d’y recourir pour alimenter ses animaux de compagnie

    Il faut pourtant se rendre à l’évidence : nos chats sont car-ni-vores stricts avec une dentition conçue pour déchiqueter, un système digestif court, des enzymes spécialisées dans l’assimilation des fibres musculaires,

    Le métabolisme des chats nécessite une part importante de protéines, et des éléments comme la taurine -dérivé d’acide aminé présent dans les viandes et que le chat ne peut pas synthétiser-, ou la L-carnitine -composé aminé davantage présent dans les aliments d’origine animale-

    Bref, les tableaux nutritionnels qui leur conviennent sont très différents de celui des humains. Comme la recherche du bon sens amène souvent à se référer à ce qui est naturel, ou perçu comme tel, on en conclura rapidement que nos invités resteront à la viande, puisque telle est leur nature

    On peut cependant retourner l’argument. Les chiens sont des carnivores non stricts, ils peuvent donc naturellement digérer les protéines végétales

    À l’état sauvage ou semi-sauvage, le régime essentiellement carné des chats sollicite beaucoup leurs reins, qui sont justement leur point faible. Un problème dont ils n’ont que peu le temps de pâtir : leur espérance de vie est de cinq à huit ans, loin de la quinzaine d’années bien tassée à laquelle peut prétendre le félin de canapé

    Les chats d’appartement, comme les races canines issues d’une longue sélection, ont peu de points communs avec le mode de vie de leurs ancêtres

    Les pathologies liées au vieillissement sont inexistantes à l’état de nature, et la vie sauvage ne tient pas compte des questions de race, d’activité physique, de période de la vie ou de nécessités de santé… Dans un contexte très lié à l’humain, se baser sur le « naturel » est finalement peu pertinent.

    Il reste, diront les tenants d’une alimentation traditionnelle, l’anthropomorphisme de maîtres qui imposent leurs choix éthiques à des animaux qui n’en ont que faire

    Si, quand on décide de faire une place à un compagnon non-humain, on peine à se faire une raison, on peut aussi botter en touche : lapins, rats, souris, hamsters… sont végétaliens. Ce qui ne met pas à l’abri d’autres dilemmes. Dont le premier est :

    Quelle est la légitimité de l’humain à détenir des animaux pour son agrément ?"

     

    De l'importance de l'alimentation féline - l'opus 3 de Li-Ling

     

    Nos précédents articles :

    "De l'importance de l'alimentation : les bases de la nutrition féline" CLIC

    "De l'importance de l'alimentation féline" : hydratation  CLIC

     

     

    Alimentation féline - le retour

     illustration de Simon's Cat

     

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Enregistrer

    Partager via Gmail Pin It

    17 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires