Bricolage dans l’maquis
Comme d’habitude il y a peu de volontaires chez les chats du maquis lorsque le mot « travail » est prononcé, hormis pour tester le résultat ou pour critiquer, bien évidemment !

Ne citons pas les deux chiens, ces deux-là sont trop vieux pour participer à quoi que ce soit, à peine s’ils font encore leur travail de gardiens.
On renifle, on regarde, on se méfie, faudrait pas les prendre pour des travailleurs acharnés, ils ne sont là que pour la déco ! C’est écrit dans les statuts de l’association, ils ont des preuves, signées.
Sobri veut bien faire honneur à la table mais surtout pas aux pinceaux, ni à la table finie, traitée au Bondex, elle se demande même pourquoi on se fatigue à faire ce laborieux travail de récupération de palettes qu’il faut démonter pour les remonter ensuite sous forme de table ! La bipède a décidément de curieuses idées. . .

Un bon stock de palettes de bois brut fait tout aussi bien l’affaire et personne ne se fatigue, sauf le volontaire qui a chargé et déchargé le coffre.

Ce dédain général est très vexant.

La vielle table blanche derrière la table en chantier était particulièrement usée et a supporté de nombreux chats pour leurs innombrables siestes ; elle ne tenait debout que par miracle.
Il a fallu faire quelque chose avant qu’un drame n’ait lieu.
Cependant, il faut croire que mes chats sont comme moi, lorsqu’ils sont bien dans une vieille paire de chaussures, ils ne veulent pas en changer !

Toute mon enfance on m’a rabâché que les efforts étaient toujours récompensés ? J’attends de voir… Pour l'instant, les maquisards demeurent sur la réserve...

Joëlle