Capucine & Katousha, les planqués !
Capucine, vous la connaissez c’est notre Doyenne, surnommée la chatte invisible depuis toujours !
Bien que noiraude, ronchonneuse, ne quittant guère la maison et ses proches alentours, venant voler mon oreiller toutes les nuits d’hiver pour s’y installer confortablement et y dormir du sommeil du Juste, Capucine a toujours été d’une grande discrétion !
A tel point que lorsque je la croise je ne peux m’empêcher de m’écrier : ah, tu étais là Capucine !
Venons-en au fait, Capucine tentait de se planquer dans la grande corbeille lorsqu’elle m’a vu arriver avec l’attirail du printemps : brosse et peigne !
A ce petit jeu je perds invariablement...
J’ai juste eu le temps de l’alléger de trois maigrichonnes touffes de poils accrochées au peigne « qui fait pas mal », c’est confirmé par tous les autres matous, pas un seul ne se rend compte de quoi que ce soit, sauf les matous aux poils très longs, et encore, faut-il rencontrer un nœud digne de ce nom… mais lorsque la Doyenne a dit NON Personne ne l’a jamais contrarié même dans son plus jeune âge, c’est impossible ou impensable, au final où est la différence ?
Elle a un petit faible pour le poisson, là elle sait dire OUI et ne plus être invisible.
C’est une toute autre histoire pour Katousha !
Personne n’y croit à sa tête d’innocent…
Lui aussi a tâté du peigne aux petites lames recourbées et acérées qui a le pouvoir de démêler les bourres sans douleur !
Il a bien râlé un peu -lui pas invisible du tout, mais noiraud et ronchonneur aussi-.
OUI, oh que oui, a pris le temps de m’expliquer ! J’ai eu droit à une bordée de jurons comme dans Tintin, lorsque le Capitaine Hadock est en manque de whisky !
Ce cher Katousha s’est planqué dans la panière car il venait d’en déloger le petit Cachou et il s’apprêtait à faire de même avec la douce et belle Falabala pour lui voler la place sur la plaque de liège, place de choix que beaucoup de matous convoitent.
Katousha a été stoppé net par nos avertissements, c’était NON, pas question d’intimider Falbala, que ce soit en douceur ou de manière peu cavalière au cas où la belle ne comprenne pas assez vite.
Le Bellâtre a fait diversion en se planquant dans la panière, ni vu ni connu, pas vu pas pris, mais nous étions là pour surveiller et ça n’a pas été de son goût !
Falbala, sentant de la tension dans l’air s’est vite éclipsée avant que le gros l’Obélix à l’humeur sombre ne lui tombe dessus à pattes
raccourcies !
Nous ne sommes pas toujours là pour veiller au grain.
On cherche des bénévoles chez Les Chats du Maquis, qui est volontaire ?
Joëlle