J'ai commencé ma vie certainement dans la rue au coeur de la ville, mais j'étais tellement petit que je ne m'en souviens plus.
Je me rappelle seulement qu'à force de miauler sur le trottoir sans ma mère, une brave femme m'a ramassé, m'a ramené chez elle puis m'a donné à une voisine.
Ma nouvelle maîtresse a maltraité de nombreux chats et chiens dont moi-même mais je passerai sur toutes ces horreurs.
Elle m'a laissé sans soin suite à un grave problème dentaire, toutes mes dents de devant étaient cassées et une inflammation des gencives m'a déformé la mâchoire. Malgré cela j'ai survécu, puis un jour elle m'a jeté à la rue. Peut-être heureusement pour moi car Monique a pris soin de moi et tous les jours me nourrissait dans la rue où j'avais quelques abris de fortune. J'avais tellement souffert que je ne voulais pas vivre avec Monique et tous ses chats, donc été comme hiver je restais dans ma rue que l'on disait particulièrement sale mais moi j'y trouvais un peu de liberté et de bonheur.
Puis un jour, Joëlle qui travaille sur mon territoire, s'est penchée vers moi et m'a câliné. Je me méfiais, mais tous les jours elle me parlait, alors j'ai senti que nous allions bien nous entendre et je l'ai suivi dans son bureau.
Elle a eu l'air très surprise, mais je me suis dis que plus de 100 m2 pour elle et son chef c'était beaucoup et qu'elle pourrait m'y faire une petite place ! Ca a marché.
J'ai eu droit à une corbeille sur son bureau, ma gamelle d'eau fraîche et de la nourriture chaque fois que je réclamais. Seulement le soir elle me remettait dehors et bien qu'elle m'ait confectionné quelques abris bien douillets avec des cartons et des lainages j'avais de plus en plus de mal à sortir le soir. Les week-ends et les congés de Joëlle étaient une torture pour moi bien que Monique s'occupait toujours de moi. Une autre voisine qui travaillait dans cette rue m'a aussi pris en affection et j'avais l'autorisation de dormir la journée dans son bureau.
Joëlle m'a emmené chez le vétérinaire pour me retirer toutes mes dents cassées, aujourd'hui je n'ai plus d'inflammation mais j'ai toujours la gueule un peu de travers.
Joëlle ne pouvait pas m'emmener chez elle puisque j'étais particulièrement agressif avec les autres chats, et surtout elle affichait déjà complet. Pourtant je sentais bien qu'elle avait encore plus mal au ventre que moi lorsqu'elle me remettait à la rue le soir.
Et puis un jour m'a vie a basculée dans le bonheur :
Je ne pourrais que dire "un monstre doublé d'un imbécile" un habitant de cette rue a détruit mon dernier abri par pure méchanceté et bêtise. Joëlle m'a découvert dans la rue alors qu'il faisait si froid et pas d'autre endroit pour dormir que de me glisser sous les voitures en stationnement !!!
Pour la deuxième fois (la 1ère c'était pour mon opération) Joëlle m'a laissé dormir dans son bureau et a lancé un SOS pour me faire adopter.
Un chat de 4/5 ans c'est difficile a faire adopter bien que je sois magnifique avec mes yeux en amande et si je ne souris pas on ne voit pas ma gueule de travers.
Bref, c'est son homme Christian qui a répondu au SOS et qui s'est dit que de toute façon Joëlle en tomberait malade, alors autant lui faire retrouver le sourire et ramener Jupiter à la maison.
Me voilà installé dans une grande cage pour un petit voyage en voiture. Arrivé à destination, quel BONHEUR de découvrir une maison avec des coussins de partout, le chauffage, de la nourriture à volonté et plein de copains. J'ai peut-être voulu remercier Joëlle pour son geste, car j'ai été sage comme une image et je n'ai tapé sur personne. Quelques jours après mon arrivée, j'ai découvert le jardin et beaucoup de jeux. Dans ma minuscule rue je n'avais rien à faire sauf me méfier de tout !
Je me suis immédiatement intégré au confort de cette nouvelle demeure et quel plaisir de se faire câliner tous les soirs par Joëlle qui me souhaite une bonne nuit.
Et je suis enfin propre : blanc et noir sont mes couleurs, avant j'étais noir et grisâtre.
J'ai aussi choisi un ami rapidement, c'est ROBIN le rouquin, il est jeune et très sympathique. Mais j'évolue aussi parmi tous les autres en toute confiance et je taquine toujours pour jouer et non pour être désagréable.
Après une longue vie de misères, je dois saisir cette chance et je n'oublie jamais de remercier ma nouvelle maîtresse Joëlle, à ma façon. Ce sont de doux regards que je lui dédie et lorsqu'elle m'appelle j'accours toujours rapidement tout en lui parlant. Miaou ? miaou ? miaou ? Je traduis : mais oui je suis là, ne t'inquiète pas ! Elle semble aussitôt rassurée et je peux repartir grimper aux arbres avec mes nouveaux copains.
La première fois que j'ai fait cet exploit, je suis tombé de l'arbre comme un gros sac ! Bien sûr dans ma rue je ne faisais pas de sport et je ne savais pas à quoi ressemblait l'herbe et encore moins un arbre !
Le bonheur c'est simple, être aimé et respecté dans un lieu propre.
Mais je ne prends pas trop de risques, surtout lorsqu'il pleut, j'aime bien rester à la maison, il y a plein de jouets et j'ai largement assez de place pour faire beaucoup de bêtises. J'ai envie d'apprécier mon confort, la rue j'ai tellement donné !!!
merci joelle pour ce que vous faites auprès de nos gros matous, jupiter ressemble tellement à miccky....... faites lui de gros bisous pour noel de ma part et si cela ne vous dérange pas, je<br />
souhaiterais lui faire personnellement un gros bisouuuu pour la nouvelle année et lui donner ses étrennes et BONNES FETES de FIN D'ANNEE à l'association et à Mesdames, Messieurs et Mesdemoiselles<br />
matous
De sa fourrure blonde et brune<br />
Sort un parfum si doux, qu’on soir<br />
J’en fus embaumé, pour l’avoir<br />
Caressée une fois, rien qu’une.<br />
<br />
C’est l’esprit familier du lieu ;<br />
Il juge, il préside, il inspire<br />
Toutes choses dans son empire ;<br />
Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?<br />
<br />
Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime<br />
Tirés comme par un aimant,<br />
Se retournent docilement<br />
Et que je regarde en moi-même,<br />
Je vois avec étonnement<br />
Le feu de ses prunelles pâles,<br />
Clairs fanaux, vivantes opales,<br />
Qui me contemplent fixement<br />
<br />
(Charles BAUDELAIRE)
De sa fourrure blonde et brune<br />
Sort un parfum si doux, qu’on soir<br />
J’en fus embaumé, pour l’avoir<br />
Caressée une fois, rien qu’une.<br />
<br />
C’est l’esprit familier du lieu ;<br />
Il juge, il préside, il inspire<br />
Toutes choses dans son empire ;<br />
Peut-être est-il fée, est-il Dieu ?<br />
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Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime<br />
Tirés comme par un aimant,<br />
Se retournent docilement<br />
Et que je regarde en moi-même,<br />
Je vois avec étonnement<br />
Le feu de ses prunelles pâles,<br />
Clairs fanaux, vivantes opales,<br />
Qui me contemplent fixement<br />
<br />
(Charles BAUDELAIRE)
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Je suis contente de vous lire ici, Nathalie :-)<br />
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Jupiter est enchanté d'être parrainé par vous, pas peu fier<br />
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Un immense merci à vous pour votre engagement à nos côtés<br />
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Chaffectueusement<br />
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