Le chat domestique et la biodiversité !
Dit comme ça, on s'interroge sur le sens de la phrase (?)
Le chat prédateur qui boulotte les oiseaux tout crus
Dit comme ça, ça nous parle mieux
Quels domestiqués de chats baroudeurs des jardins ne sont pas trouvés dans la situation désespérée d'avoir à tenter de récupérer un piaf offert par leur petit trésor félin ? Un piou-piou blessé, ou terrorisé et appelant sa mère à bec ouvert, ou en état de choc, ou tout simplement déjà estourbillé après avoir subi mille tortures sous la pupille chasseresse...
Nous nous disons que "c'est la nature"... certes mais...
Il n'empêche que la LPO a jugé utile d'ouvrir une enquête participative :
Quel impact de la prédation du chat domestique sur la faune sauvage

Il est encore temps de participer, les observations permettront de mieux comprendre les relations du chat domestique avec la petite faune sauvage.
"La LPO est sollicitée quotidiennement par des personnes désarmées devant la détresse d’oiseaux, de petits mammifères ou encore de reptiles retrouvés dans la gueule ou les griffes de leur chat, pour conseiller sur les premiers gestes pour secourir l’animal blessé, le soigner et trouver des solutions de prévention.
Depuis quelques mois, un programme « chat domestique et biodiversité » est porté par le Muséum national d'Histoire naturelle (MnHm) et la Société Française pour l’Étude et la Protection des Mammifères (SFEPM). En lien avec la LPO et d’autres associations, une enquête participative a été lancée auprès des propriétaires (ou non) de chats.
Loin de constituer une mise en cause de la place de l'animal de compagnie dans nos vies quotidiennes, ce projet d’observatoire, prévu pour une durée de 3 ans environ, vise à étudier la prédation opérée par le chat domestique. Les observations permettront de mieux comprendre les relations du chat domestique avec la petite faune sauvage. Cette compréhension est nécessaire pour adapter les mesures de prévention et de conservation, particulièrement dans les zones où les citoyens et leurs animaux de compagnie sont très présents.
En 8 mois, le site a reçu la visite de plus de 38 000 internautes, 2 500 participants, 1 450 personnes inscrites dont 860 pour un suivi régulier de leur(s) chat(s) (au moins 3 données depuis leur inscription) !
Grâce aux personnes inscrites qui ont partagé leurs observations, cette étude participative a d’ores et déjà permis de collecter des informations sur plus 14 000 proies.
Les premières analyses seront menées à l’automne 2016 voire l’hiver 2016-2017 pour travailler sur une année complète de données.
Néanmoins, les premières données à l’état brut, nous permettent d’identifier que :
- Les rongeurs de type souris, campagnols, mulots, représentent 50% des proies, l’autre moitié étant constituée d’autres vertébrés (oiseaux, reptiles, mammifères insectivores, etc.).
- 135 espèces différentes sont concernées dont 80 espèces d’oiseaux. Les principales espèces concernées sont le mulot, la souris grise, la musaraigne puis le rouge gorge, le moineau domestique, le merle noir, le lézard des murailles et la mésange bleue.
- En moyenne ce sont de 7 à 10 animaux par chat qui sont recensés avec une grande diversité de proies et des volumes de prédations très variables selon les chats mais surtout selon les propriétaires (car c’est eux qui maitrisent notamment les allers et venues des chats).
Une importante baisse de la participation a été enregistrée pendant l'hiver, certainement due à la baisse de l'activité des proies et au fait que les chats écourtent leurs sorties.
Ces premiers résultats confirment l’impact primordial des chats sur notre petite faune sauvage. Ils permettent de dessiner peu à peu la diversité du régime alimentaire des chats, mais aussi leur façon de se positionner dans les écosystèmes des jardins.
La participation doit se poursuivre et s'amplifier pour étudier finement les paramètres liés aux saisons, à la sensibilité de certaines proies, et disposer d'informations significatives. Chacun peut participer, quel que soit son niveau de connaissance naturaliste ou son lien avec les animaux domestiques. Il suffit pour cela de décrire les comportements d’un ou de votre chat et de rapporter vos observations sur ses actions de chasse à proximité du foyer, en enregistrant vos témoignages, même ponctuels sur une interface de saisie participative proposée sur le site www.chat-biodiversite.fr
La LPO, partenaire de cette enquête, invite donc ses adhérents, les propriétaires de refuge LPO mais aussi les nombreux propriétaires de chats domestiques, passionnés de nature, à participer et transmettre leurs observations. Elles permettront de mieux comprendre les relations du chat domestique avec la petite faune sauvage et d’adapter les mesures notamment de prévention."
En savoir plus sur l’enquête participative
En savoir plus sur comment participer

Apache & Kiwi se demandent bien ce qu'on peut leur reprocher...
En attendant, il est proposé par les centres de sauvegarde de la petite faune de munir nos grands prédateurs de colliers avec élastiques, équipés d'une clochette durant les mois des couvées et des nichées...
Mais voilà le collier même avec élastique n'est pas sans danger pour nos chats et si j'étais un chat je deviendrai fou d'avoir un gling-gling dans les oreilles toute la journée surtout lorsque l'on sait que le chat est l’un des animaux dont l’ouïe est la plus fine. Doté d’une grande acuité auditive, il est capable de capter des fréquences jusqu’à 60 000 Hz (l’homme arrive à 20 000 Hz).
Qu'en pensez-vous ?