Verlaine est arrivé au sein de la communauté du maquis en 2003, déjà âgé de quelques années ; il avait été abandonné avec son frère Berlioz et trouvé dans le caniveau sous une pluie torrentielle (clic pour retrouver son article de présentation en 2007)
Au fil du temps, le pépère Verlaine ne perd pas une miette de sa verve.
Il a encore beaucoup de ressort autant physiquement que moralement ; il nous surprendra toujours, malgré son grand âge.
Il se calme bien un peu, mais un peu seulement. C'est un chat au parcours sans heurt depuis qu'il est avec nous et j'espère qu'il a oublié le jour de son abandon, pauvre petit père. Enfin, j'ai bien l'impression que oui...
Verlaine est photogénique comme au premier jour, il n'a pas pris une ride, n'est-ce pas ?

"Elle jouait avec sa chatte,
Et c'était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S'ébattre dans l'ombre du soir.
Elle cachait - la scélérate ! -
Sous ces mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d'agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.
L'autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n'y perdait rien...
Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore".
Femme et Chatte
-Verlaine 1844/1896-
Le poète évoque dans ce sonnet Cléopâtre et sa chatte, Ninon
